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                La Nécessité de se faire Reconnaître

                       Pour expliquer ma motivation de créer un tel site,
                                   je donnerai seulement une date :
                                            Le 5 mars 2002…

Depuis ce jour, a été publié au J.O. la loi relative aux droits des malades
et à la qualité du système de santé qui, dans son article 75, reconnaît
les professions de chiropraticien  et d’ostéopathe. Malheureusement,
les décrets d’application prévus par la loi ne sont toujours pas parus.
Conséquences :

- aucune réglementation n’entoure la profession incitant
des professionnels à se revendiquer ostéopathes sans avoir suivi
la formation de 6 ans et sans posséder bien sûr le diplôme D.O.
- le patient est donc en danger au risque de se retrouver entre les mains d’incompétents car non qualifiés.
- 20% de la population française a recours à une profession de santé non reconnue par l’Etat et l’administration fiscale.
- C’est pourquoi, à travers ce site, je voudrais à mon niveau et sans prétention défendre et revendiquer ma passion en guidant si possible un maximum de gens dans le droit chemin qui mène à l’ostéopathie, vraie, compétente et professionnelle.

…  «  L’ostéopathie n’appartient qu’à l’ostéopathe D.O. »

Alors comment trouver le vrai ostéopathe D.O. ?
Vous pouvez commencer à consulter :
- le site des différents syndicats d’ostéopathie qui possèdent tous un annuaire de leurs adhérents obligatoirement diplômés,
- le site du Registre des Ostéopathes de France (R.O.F.).
Vous devez apercevoir le diplôme de celui que vous consultez encadré sur un des murs de la salle de consultation.
Ce n’est pas par fausse modestie mais c’est tout simplement le seul moyen de prouver l’obtention de son diplôme auprès du patient, en l’absence de réglementation dans notre pays. Si vous ne le voyez pas, demandez lui des explications…

Ce site se veut également le moyen de faire connaître cette profession de santé car aujourd’hui Internet est l’outil de communication de demain. Et, il est vrai que toutes les professions de santé ne se donnent pas encore forcément la main pour optimiser la qualité des soins, non pas en tant que médecines parallèles mais en tant que médecines complémentaires dans l’intérêt de la santé du patient.
Mais, les choses évoluent dans le bon sens, il faut juste être patient (à notre tour). Que chacun reconnaisse ses limites et les compétences enrichissantes de ses confrères.
Le patient et le professionnel de santé ont tout à y gagner.
Bonne balade sur mon site…
Le début d’une Reconnaissance tant Attendue

Ce site a été préalablement créé dans un souci de clarification quant à la profession d’ostéopathie, de sa philosophie, de ses principes et de sa difficile reconnaissance depuis la loi relative aux droits des malades et à la qualité du système de santé publiée le 5 mars 2002.
Depuis cette date, c’est-à-dire depuis cinq années durant lesquelles aucune réglementation ne fut proposée pour pérenniser la profession, les étudiants ont vu éclore une multitude d’écoles à tout va, les patients ont vu apparaître un grand nombre de praticiens de santé manipulant sans scrupule, leur assurant qu’ils sont ostéopathes sans avoir fait les 6 ans d’études indispensables pour maîtriser et revendiquer l’ostéopathie.

Depuis le 27 mars 2007, les textes d’application de la loi sur l’ostéopathie sont publiés. N’en déplaise à certains qui ont essayé de « couler » cette profession d’avenir. Depuis cette date, l’ostéopathie est une profession qui existe légalement en France avec une réglementation qui va faire le tri au sein des écoles et surtout parmi ceux qui s’attribuaient jusque là le titre d’ostéopathe.
Bien sûr, le décret doit être amélioré car malheureusement les textes qui règlementent la formation proposent 2 660 heures, c’est-à-dire la moitié de ce qui est enseigné aujourd’hui dans les écoles d’ostéopathie !
L’ostéopathie viscérale et L’ostéopathie crânio - sacrée disparaissent de la formation de base.
Il apparaît une restriction d’actes concernant les manipulations gynéco-obstétricales, du rachis cervical et du nourrisson de moins de 6 mois (aberrant
quand on sait que c’est justement avant 6 mois que l’on a les meilleurs résultats!).

Mais soyons tolérants et respectueux de ceux qui ont décidé de faire entrer l’ostéopathie dans le monde de la santé.
Alors, en attendant que les kinés, les médecins, les ostéopathes ni kinés, ni médecins rangent leur orgueil au placard,
en attendant que l’on fasse le ménage de façon intelligente dans la profession et pour la sécurité du patient,
en attendant que la recherche, la pratique expérimentale, apportent encore plus de crédit à la profession aux yeux des hautes instances médicales (Académie de médecine, Conseil de l’ordre des médecins, Haute autorité de santé…),
oui, en attendant, n’oublions pas que 20 millions de patients sont soignés et font confiance à l’ostéopathie.

A tous ces gens, je réitère mes conseils évoqués dans le 1er éditorial.
Pour votre sécurité, consultez un vrai ostéopathe D.O. appartenant à un des syndicats reconnus (voir liens) ou le registre des ostéopathes de France.
Pour le reste, tout est une affaire de confiance et de satisfaction, vous seul pouvez contribuer au bouche à oreille qui permet à l’ostéopathe compétent de vivre avec bonheur et vocation de son métier grâce à une reconnaissance partagée
(en attendant le jour où chaque profession de santé travaillera en vraie collaboration dans un souci de santé publique).

Que l’ostéopathe guide chacun de nous sur le chemin de la santé, de l’harmonie et de la sérénité.

"Ne laissez personne venir à vous et repartir sans être plus heureux" Mère Teresa (1910-1997)

2010 : Etat des Lieux sur l’Ostéopathie en FRANCE

 

La rédaction du dernier éditorial date de 2007, peu de temps après la validation d’un décret par le ministère de la santé sous la gouverne de Mr Xavier Bertrand.

Ce décret a permis de légitimer et de réglementer l’ostéopathie en tant que profession de soins (et non de santé…), avec l’émergence d’une commission d’agrémentation des écoles existantes ou voulant exister par la suite.

Qu’en est-il aujourd’hui ?

Commençons plutôt par le côté obscur qui recouvre d’un voile épais et silencieux le monde ostéopathique avec une tendance à le freiner dans son évolution au sein du système de santé actuel.

 

La commission d’agrémentation n’a été qu’une vaste mascarade qui a laissé émerger pléthore d’écoles sur des critères peu fiables.

Résultats: plus de 50 écoles en France (contre une dizaine avant 2007), donc pas assez d’enseignants pour assurer des cours de qualité.

Il sort chaque année plus de 2000 nouveaux diplômés, l’offre ne suivant pas encore la demande, beaucoup se retrouvent à exercer une autre profession sans rapport avec l’ostéopathie, pour pouvoir manger !

Les écoles manquant de professeurs ont donc sous la main un vivier « d’affamés » prêts à dispenser des cours sans aucune expérience derrière eux.

La qualité de l’enseignement se retrouve à son plus bas niveau.

L’ostéopathie, étant un vrai phénomène de mode, beaucoup de jeunes étudiants se lancent dans ces études, plus par appât du gain (c’est une pratique d’hameçonnage très connue des écoles voulant faire le plein en première année, sacré leurre !) que par réelle vocation.

Ne généralisons pas cependant, et heureusement il existe de véritables futurs passionnés de la santé humaine, attirés par le concept ostéopathique selon Andrew Taylor Still, fondateur de l’ostéopathie.

 

Le dogmatisme médical et paramédical (sous contrôle du corporatisme de certains médecins, des labos et des syndicats) figé dans son paradigme obsessionnel, fait encore tout ce qu’il faut pour que l’ostéopathie ne soit pas reconnue comme une vraie profession de santé à part entière.

J’étais moi-même kinésithérapeute pendant 13 ans et j’en suis fier, mais le diplôme d’ostéopathie en poche, je n’ai jamais autant progressé en pratique et dans la compréhension de la lésion dite ostéopathique, que quand j’ai arrêté définitivement la kinésithérapie car ce sont bien deux professions totalement différentes (par leur histoire, leur principe, leur philosophie et donc par leur pratique).

 

Parlons maintenant du côté éclairé et enthousiaste qui anime le monde ostéopathique de nos jours.

Bien que la crise soit passée sur notre territoire national en laissant quelque cicatrice sur le plan social et de l’emploi, force est de constater que depuis 2-3 ans, il n’y a jamais eu autant de personnes qui se sont tournées vers un ostéopathe. En effet, la liste des mutuelles prenant en charge les séances d’ostéopathie ne cesse d’augmenter chaque année. Elles sont le reflet d’une évolution des mentalités et d’une reconnaissance croissante de cette approche auprès du public.

L’enseignement, imposé par les textes d’application de la loi sur l’ostéopathie en mars 2007, a évolué depuis, même s’il reste des restrictions et des lacunes qu’il faut vite corriger.

En effet, depuis 2009, la formation légale minimale des ostéopathes est passée à 3520h (soit 4 années au lieu de 3) par la volonté du parlement (article 64 de’ la loi HPST, «  Hôpital-Patient-Santé –Territoire » du 21 juillet 2009), les techniques viscérales et crânio sacrées devant maintenant (conformément à l’Arrêté du Conseil d’état du 2 » janvier 2008) être enseignées dans le cursus ostéopathique.

 

Des contrôles vont être organisés sous l’autorité de l’IGAS (Inspection Générale des Affaires Sociales) pour les établissements de formation mais également  dans les cabinets d’ostéopathie.

Sans faire de forcing, en restant humble, en ayant une ouverture d’esprit, en connaissant ses limites et en pratiquant avec rigueur et conscience professionnelle, l’ostéopathe a les armes nécessaires pour contribuer à la reconnaissance de son art.

Aujourd’hui, je constate que des médecins, des kinésithérapeutes, des sages femmes, orientent sans problème et dans un souci de saine collaboration leur patient vers des ostéopathes quand ils le jugent nécessaire et avec une confiance réfléchie.

Laissons faire le temps, prenons soin à chaque instant, à chaque moment, tout au long de notre existence de chacun de nos patients.

Comme pour la « structure » du corps qu’il ne faut pas brusquer, soyons à l’écoute et allons tout doucement dans le sens du vent, du courant, du temps, du souffle de la vie, la matière n’en sera que plus maniable , les esprits de nos contemporains n’en seront que plus reconnaissants.

Pour terminer, je réitère mes recommandations pour votre sécurité et la qualité des soins que vous êtes en droit d’exiger.

Allez voir un ostéopathe exclusif, c’est-à-dire qui ne pratique que l’ostéopathie (acte non remboursé par la sécurité sociale mais pris en charge par certaines mutuelles) qu’il ait été kiné, médecin ou sans pré requis médical ou paramédical, du moment qu’il soit allé jusqu’au bout de sa formation (demandez lui quelle école il a faite et pendant combien d’années).
Evitez les kinéostéo, les médecinostéo, les « je ne sais quoi » ostéo, etc.… qui pratiquent l’ostéopathie, comme une simple technique subsidiaire. Leur formation n’est pas complète, les statistiques sont là, ce sont ceux qui font craquer dans tous les sens sans prendre le temps de connaître et de comprendre la logique d’une chaîne lésionnelle et le risque de mal faire prend tout son sens dans ces cas là.

 

Mais, pour tout savoir sur l’ostéopathie, les ostéopathes, la législation en vigueur, je vous conseille, pour conclure cet éditorial, de consulter le document ci-dessous qui a été rédigé par la Chambre Nationale des Ostéopathes.

Bonne lecture à tous et bons soins chez votre fidèle ostéopathe !