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« Coup de gueule »

 

 

A ceux qui crachent leur venin sur des forums d’ostéopathie sous prétexte qu’ils se sont rendus compte de la supercherie de certaines écoles quant à la qualité de leur formation, faut-il leur rappeler qu’en matière de santé, une clientèle ne s’achète pas en ostéopathie, elle se mérite, se fidélise . Et pour cela, en dehors des compétences nécessaires des praticiens de santé, ils leur faut maitriser des qualités humaines, s’investir intellectuellement dans une philosophie et une pratique qui ne peut être comparée à la pratique médicale conventionnelle

Le mécanisme fonctionnel du corps humain ne se résume pas seulement aux seuls paramètres objectifs comme la densité, la tension et la vitesse de la structure facilement objectivables par l’expérimentation.

La compréhension du mécanisme fonctionnel et d’une lésion dite ostéopathique demande aussi de l’attention, de la présence, de l’intention (tous ces paramètres sont expliqués et enseignés par Pierre Tricot dans « L’approche tissulaire »). Celles ci vont permettre à l’ostéopathe de se connecter à des niveaux insoupçonnés de ce merveilleux mécanisme qualifié d’involontaire. Sa complexité, inhérente à l’histoire personnelle du patient, va défier toute systématisation intellectuelle du praticien ( je vous renvoie au Dr Rollin Becker D.O. avec ses «  techniques ostéopathique d’équilibre et d’échanges réciproques » ).

La solution qui mène à la correction, l’harmonisation, l’homéostasie et donc à l’état de santé du patient, se trouve dans la structure même du patient et non dans une théorie enseignée, détaillée dans les livres, que le praticien utilise pour justifier un diagnostic ostéopathique. Il risque en effet de systématiser le diagnostic alors que chaque patient est une histoire personnelle donc unique.

Le mécanisme involontaire sera perçu et interprété par le praticien grâce à son expérience et donc des années de pratique, en laissant son égo de côté pour laisser s’exprimer la structure. Cette réflexion laissera perplexe tous les esprits cartésiens qui ont besoin d’outils plus concrets sous la main.

 

Le diagnostic ostéopathique exige un examen clinique rigoureux et d’exclusion, afin d’orienter vers un médecin au moindre doute.

Les connaissances fondamentales en physiologie, embryologie, sémiologie, bio mécanique, anatomie sont enseignées comme il se doit par certaines écoles pour permettre à leurs étudiants de posséder une compétence et une assurance indispensables à une approche qui deviendra de plus en plus subtile et efficace.

 

Alors, à tous ceux, frustrés par l ‘échec, qui dénoncent une supercherie généralisée autour de l’ostéopathie, il va falloir admettre que la science ostéopathique n’a pas besoin forcément de preuves objectives, comme l’exige la science expérimentale de Claude Bernard, pour exister et améliorer l’état de santé d’un nombre croissant de patients demandeurs de cette approche (plus de 20 millions de patients consultent un ostéopathe).

 

Dans un contexte de soin comme l’ostéopathie, les résultats sont inconstants. La mécanique humaine ne se base pas sur un mode reproductible mais sur un mode d’adaptation ; une même technique peut conduire aux mêmes effets sans pour autant conclure que le mécanisme de guérison soit le même. C’est toute la difficulté de l’interprétation de la spécificité d’une lésion dans un mécanisme fonctionnel universel.

 

Les études en ostéopathie sont donc rares car elles possèdent des limites méthodologiques trop importantes pour que des conclusions fiables puissent être propices. La recherche, il faut pourtant l’admettre, constitue une condition essentielle à la reconnaissance de l’ostéopathie en France mais aussi dans le monde.

Le chemin risque d’être long…

 

Pour conclure et nous faire patienter, n’oublions pas cette vérité revendiquée par un physicien nucléaire, Werner Heisenberg, donc un scientifique, sur la réalité de notre monde et de notre univers : «  Tout ce qui est mesurable, donc objectif, n’est qu’une infime partie de notre réalité ».